ma petite soeur

Publié le par md création

Thérèse Depoix, emportée par un grain de folie, rend au badge sa vraie singularité

dimanche 17.07.2011, 05:19 - PAR CHLOÉ TISSERAND

 Thérèse Depoix et sa collection de badges personnalisés. Thérèse Depoix et sa collection de badges personnalisés.
| LE VISAGE DU DIMANCHE |

Les badges se sont incrustés dans sa vie, comme ça, par hasard. Ils sont venus pimenter les temps libres de Thérèse Depoix. Cette habitante de Roquetoire en fabrique à gogo, guidée par les désirs et volontés de ses clients.

 

Thérèse Depoix, avec sa robe à bretelles, avance vers une longue table installée au soleil au fond du jardin. « Vous venez le jour où j'ai 50 ans ! », rit-elle. Posé à plat sur la nappe, un badge reprend les mots de sa fille qui lui souhaite un bon anniversaire. « J'ai beaucoup de citations, des dessins d'enfants et des photos aussi. » Elle s'empresse de montrer ses machines de professionnel. Et pose un papier illustré sur l'emporte-pièce, le découpe et sous la presse en quelques secondes, Thérèse Depoix présente un badge-broche qui peut s'accrocher à la boutonnière ou sur un sac. Mais pas que.

Thérèse Depoix a diversifié ses offres : miroirs, décapsuleurs, porte-clés et magnets. Sa force, c'est de personnaliser les objets. « Une grand-mère qui veut un miroir avec ses petits-enfants, elle m'apporte la photo et je lui fais ! » Thérèse Depoix est déclarée auto entrepreneuse. Si elle s'imaginait... « Je suis très active, tous les quinze jours je fais des braderies. Et avec ma soeur, une fois, j'ai vu un monsieur qui fabriquait des badges, j'ai essayé et ça m'a plu. » Finis le crochet et le point de croix. Thérèse Depoix file s'acheter des presses professionnelles, l'une pour des badges de cinquante-cinq millimètres, l'autre de trente-deux. « Je crois que toute la famille en a eu ! », s'enthousiasme cette mère de trois enfants. Puis, ses cadeaux s'étendent aux enfants que cette assistante maternelle garde. « J'ai organisé un pique-nique, j'ai mis leur photo sur le badge et inscrit Tata en souvenir. C'était un miroir pour les filles, un porte-clés pour les garçons. » Le cercle s'agrandit : « L'association familiale de Roquetoire m'en a demandé. Mon club de danse, les carnavaleux les Zwingelaers. » Thérèse Depoix continue les braderies où elle essaie de vendre ses badges personnalisés. « Ce sont des objets qui ont toujours existé. Je n'avais jamais vu ça, une fois j'ai un père qui m'a rapporté un miroir datant de la guerre avec une photo dessus. Une dame m'a dit qu'elle avait ça à l'école, c'est un vieux principe. » D'autres badges ornent la table. Un miroir avec un couple de mariés, un badge avec une partition de musique, des timbres, etc. Clac ! Thérèse Dupoix sort un nouveau badge avec le logo de La Voix du Nord. « Les badges ? Je n'ai pas réfléchi, ça a été un coup de coeur ! » •

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